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775 rue St-Viateur, Québec, G2L 2S2. Téléphone : 418-622-1037 et 1-800-268-1037
Courriel: srieq@bellnet.ca
Télécopieur: 418-622-7448 et 1-866-628-7448
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Pour devenir interprète pour les sourds et les malentendants,
il faut suivre une formation spécialisée. Mais avant tout, il faut aussi connaître les langues de travail :
nous parlons du français et de la langue des signes québécoise (LSQ). Devenir interprète en langue des
signes, c'est donc un projet à long terme : |
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Devenir bilingue français-LSQ;
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Apprendre à maîtriser les techniques de l'interprétation;
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Acquérir une attitude professionnelle.
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Devenir bilingue |
La langue des signes s'acquiert comme n'importe quelle autre langue naturelle; comme l'allemand, le micmac, l'espagnol... Ainsi,
les parents sourds transmettent leur langue (au Québec c'est généralement la langue des signes québécoise)
comme langue maternelle. Plusieurs interprètes ont des parents sourds et, dans leur cas, le français est une langue seconde.
Pour les autres personnes dont les parents sont entendants, apprendre la LSQ c'est aussi facile et aussi difficile que n'importe quelle
autre langue étrangère. Les débuts sont généralement faciles et la progression est rapide, comme aux
beaux jours de nos tout premiers cours d'anglais : Jack is a student, Mary is a girl... Puis le contenu se complique et
c'est là que nous perdons des joueurs. Devenir bilingue, c'est autre chose que de s'amuser à reproduire quelques signes
qui nous paraissent si évidents. C'est autre chose que d'ajouter des signes en suivant les phrases en français, ceci pour
des sourds qui vous comprennent parce qu'eux connaissent mieux le français que vous la LSQ. Il faut donc apprendre la langue des
signes de la même façon qu'une langue étrangère. Le temps d'apprentissage dépend surtout de nos
aptitudes et de notre motivation. Être bilingue, c'est être capable d'exprimer naturellement ses pensées les plus
complexes de façon fluide, tout en étant compris sans effort par les autres. Pour être interprète, il faut
faire un pas de plus et être capable d'exprimer les pensées les plus complexes d'une autre personne, de façon fluide
et naturelle, même si nous sommes en désaccord avec le message, tout en étant compris sans effort par l'interlocuteur.
Pour devenir interprète auprès des sourds et des malentendants, il faut une formation! |
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Un savoir-faire... |
Il ne suffit pas de savoir signer pour savoir interpréter. Parce qu'il y a beaucoup de préjugés sur les
Sourds et leur langue, trop de personnes ignorent que la LSQ est une langue à part entière et que seul un
interprète compétent peut assurer un passage fidèle d'une langue à l'autre. La profession
d'interprète en langue des signes est l'amalgame de connaissances préalables (culturelles et linguistiques),
d'un savoir-faire spécifique et d'attitudes professionnelles. Le processus d'interprétation est fort complexe,
il faut apprendre à transmettre instantanément un message avant même de savoir le contenu final de ce qui
va se dire. On demande à l'interprète de se substituer à l'orateur, de faire preuve d'autant de conviction,
sans égard pour le contenu. Il suit le flot de la parole : tout en traduisant ce qui est dit, il écoute ce qui
suit et enchaîne naturellement... L'interprète écoute et parle simultanément : toute une gymnastique! |
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On distingue trois situations génériques correspondant à des niveaux de compétence spécifique : |
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le face-à-face (niveau junior);
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les réunions (niveau intermédiaire);
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les conférences (niveau senior).
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Chaque situation comporte des caractéristiques propres et l'interprète doit apprendre à
maîtriser chacune d'elle. Pour devenir interprète français-langue des signes québécoise,
il n'existe au Québec qu'une seule formation reconnue par le gouvernement : le certificat de premier cycle en
interprétation visuelle de l'UQAM. Pour s'y inscrire, les candidats interprètes doivent réussir une
évaluation attestant de leur maîtrise des langues de travail. Une fois la technique maîtrisée,
l'interprète en langue des signes auprès des sourds et des malentendants doit apprendre à agir selon
les règles de l'art... |
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Les qualités d'un interprète compétent |
En dépit de son cheminement académique, l'interprète en langue des signes diplômé doit encore
poursuivre sa formation professionnelle, car l'interprétation n'est pas seulement une affaire de savoir-faire mais
également d'attitudes professionnelles. Au cours de sa carrière, l'interprète devra prendre de nombreuses
décisions qui sortiront de la problématique des équivalences sémantiques. Il s'agit d'un point
très délicat, car ces décisions peuvent avoir des incidences sur l'intégrité des personnes
en cause. C'est alors que l'interprète devra prendre appui sur les règles de la profession. Au Québec,
l'Association québécoise des interprètes francophones en langage visuel (AQIFLV) a déjà
assumé le rôle de regrouper les interprètes et translitérateurs auprès des personnes sourdes
à l'échelle provinciale. Aujourd'hui, l'Association professionnelle n'existe plus mais les interprètes
et les employeurs ont toujours recours au code déontologique de la profession. De plus, des professionnels de
l'interprétation poursuivent le mandat d'évaluer les interprètes en langue des signes. Ces personnes sont
à même d'attester du niveau de maîtrise ( junior, intermédiaire, senior ) des interprètes par
le biais d'un test d'évaluation reconnu par les principaux organismes du milieu de la surdité.
Toutefois, la compétence d'un interprète se vérifie également par la qualité de ses
interventions, par son souci d'offrir un service approprié en fonction de la clientèle et de la situation,
par son engagement, sa préparation et, finalement, par son adhésion aux principes éthiques qui
encadrent sa pratique professionnelle. La compétence de l'interprète repose sur un certain nombre de
critères : (tiré de la brochure produite par le Centre québécois de la déficience
auditive L'interprétation visuelle et tactile, Montréal, 1993, p. 9-10) |
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L'interprète a une connaissance pertinente du monde et de la culture des personnes sourdes ou malentendantes.
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L'interprète connaît plusieurs modes de communication, dont celui qu'utilise la personne qui fait appel à ses services.
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L'interprète est relativement familier avec le sujet traité au cours de la séance d'interprétation.
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L'interprète possède une grande capacité d'attention et de concentration.
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L'interprète ne remplace pas la personne sourde ni la personne entendante. Le messager ne doit pas éclipser le message.
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L'interprète compétent doit se soumettre à certaines règles qui relèvent de la déontologie.
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Les personnes qui doivent engager des interprètes font face à un problème de taille : comment s'assurer
de la qualité des services? Un des premiers moyens est de vérifier auprès des consommateurs. Ceux qui se
plaignent des services d'interprétation le font rarement pour le plaisir! Toutefois, la satisfaction de la clientèle
n'est qu'un indice assez éloigné des compétences réelles en interprétation. En effet, les
consommateurs peuvent donner leur appréciation du discours qui leur est accessible sans possibilité de juger la
fidélité. Dans un autre ordre d'idées, des personnes compétentes en signes mais peu renseignées
sur la profession d'interprète peuvent rendre un jugement défavorable parce qu'elles se rendent compte que
l'interprète n'utilise pas les mêmes mots que la personne qui parle. Or, en interprétation, cette situation
est fréquente sinon inévitable! Pour évaluer la justesse d'un acte d'interprétation il faut pouvoir
comparer les deux discours et voir si les intentions, le style, le contenu ont été transmis intégralement et
adéquatement dans le respect des langues et des cultures des personnes présentes. À moins de bien connaître
la langue des signes et de pouvoir comparer le discours initial avec le discours interprété, il est donc très
difficile d'évaluer la compétence d'un interprète! Le minimum que vous puissiez faire, c'est de vous assurer que
l'interprète est diplômé et qu'il est membre de son association professionnelle. Ainsi, vous pourrez faire valoir
vos droits auprès de l'association concernée. |
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Référence : dans le site
Wikipédia "L'interprétation français / langue des signes
québécoise". |
La version originale de cet article a été rédigée et publiée
dans le site sur l'interprétation en langue des signes québécoise (désormais fermé)
par Danielle-Claude Bélanger, qui a été interprète, enseignante et conseillère
pédagogique au cégep du Vieux Montréal
(Québec), actuellement chargée de cours au Département de linguistique et de didactique
des langue à l' UQAM et conseillère pédagogique
au Collège de Maisonneuve . |
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Ce site a été créé par Geneviève Beauséjour et Daniel Labarre de
D.L.informatique
en 2007.
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